En 2026, le président d’un conseil régional perçoit une indemnité de fonction de 5 960,26 € bruts par mois, soit 71 523,12 € sur douze mois. Une décision de l’assemblée peut porter ce montant jusqu’à 8 344,36 € bruts mensuels, dans une enveloppe réglementée. Le salaire président de région, comme on le désigne couramment, n’est donc pas un salaire au sens strict : il s’agit d’une indemnité attachée à l’exercice d’un mandat électif.
- Montant de référence : 5 960,26 € bruts par mois.
- Maximum avec majoration : 8 344,36 € bruts par mois, sous conditions.
- Montant réellement perçu : il dépend des cotisations, de l’impôt et des éventuelles autres fonctions indemnisées.
- Pour vérifier le cas d’un élu : consultez la délibération régionale et l’état annuel de ses indemnités.
Ces chiffres donnent un repère, pas le montant net versé sur le compte de l’élu. Prenons Claire, présidente fictive d’une région : son indemnité brute peut être identique à celle d’un autre président, mais ses prélèvements et ses responsabilités annexes peuvent modifier la somme effectivement reçue. Nous allons distinguer le barème légal, les majorations possibles, les prélèvements et les documents qui permettent de contrôler les montants.
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Salaire du président de région : le montant de référence en 2026
La rémunération élu régional prend juridiquement la forme d’une indemnité de fonction. En 2026, le montant de référence du président s’établit à 5 960,26 € bruts par mois, soit 71 523,12 € bruts pour une année complète. Ce barème national ne varie pas selon la population ou la superficie de la région.
Le montant s’appuie sur l’indice de référence prévu par le code général des collectivités territoriales. L’article L. 4135-17 fixe l’indemnité du président à 145 % de ce terme de référence, correspondant au traitement de référence de 4 110,52 € mensuels indiqué pour 2026. La loi du 22 décembre 2025 a fait évoluer la rédaction du dispositif : le montant est désormais formulé comme une indemnité que le président perçoit selon la règle légale, avant une éventuelle majoration votée par l’assemblée.
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Cette somme rémunère les responsabilités de l’exécutif régional : préparer et mettre en œuvre les décisions du conseil régional, représenter la collectivité et diriger ses services. Les régions interviennent notamment dans les lycées, les transports ferroviaires régionaux, la formation professionnelle et le développement économique. Le montant de base correspond donc à l’exercice d’un mandat aux compétences étendues, et non à un salaire fixé par un employeur.
| Repère en 2026 | Montant brut | À retenir |
|---|---|---|
| Indemnité mensuelle de référence | 5 960,26 € | Montant avant cotisations et impôt |
| Équivalent annuel sur douze mois | 71 523,12 € | Calcul hors interruption ou variation de mandat |
| Indemnité mensuelle avec majoration maximale | 8 344,36 € | Maximum conditionnel, soumis à un vote et à une enveloppe |
| Équivalent annuel avec majoration maximale | 100 132,32 € | Montant brut théorique sur douze mois |
Pour situer cette fonction parmi les autres mandats, nous pouvons consulter le panorama des rémunérations des élus français. Le chiffre national constitue un point de départ ; la délibération de chaque région précise ensuite les choix appliqués à ses élus.
Indemnités du président de région : une majoration jusqu’à 8 344,36 €
Le conseil régional peut décider d’une majoration de 40 % de l’indemnité de référence du président. Avec les montants retenus pour 2026, le maximum atteint 8 344,36 € bruts par mois, soit 100 132,32 € sur une année complète. Ce montant n’est pas automatiquement versé à tous les présidents de région : il suppose une délibération de l’assemblée.
La décision doit respecter une limite collective. Le total des indemnités attribuées aux élus ne peut dépasser l’enveloppe maximale prévue pour les membres du conseil régional. Une région ne peut donc pas décider isolément d’une hausse sans tenir compte du montant global disponible pour les indemnités de ses élus.
Pour connaître la situation d’un président précis, nous vérifions deux éléments : la délibération qui fixe ou majore son indemnité, puis l’état annuel des sommes perçues. À titre d’exemple, la situation de rémunération de Xavier Bertrand doit être examinée à partir des documents publics correspondant à ses fonctions et à la période étudiée, plutôt que déduite du seul barème national.
La majoration de 40 % est ainsi un plafond autorisé, pas une prime automatique. La délibération locale permet de savoir si ce maximum a été retenu.
Le montant brut reste une référence administrative. Pour comprendre ce qui est effectivement conservé, il faut ensuite distinguer les cotisations sociales, l’impôt et les frais liés au mandat.
Le barème indique un montant brut, pas un revenu net. Les indemnités des élus locaux sont soumises aux cotisations et contributions sociales lorsque leur total dépasse la moitié du plafond annuel de la Sécurité sociale ; l’indemnité d’un président de région dépasse largement ce seuil. Les prélèvements comprennent notamment l’assurance maladie, la retraite, la CSG et la CRDS.
Le président cotise aussi à l’Ircantec, le régime complémentaire de retraite des agents non titulaires des collectivités publiques. Le montant effectivement prélevé dépend de la situation applicable et des éventuelles cotisations facultatives souscrites par l’élu. Il n’existe donc pas de conversion universelle du brut au net que l’on pourrait appliquer à tous les présidents.
Les indemnités sont également imposées selon les règles applicables aux traitements et salaires. Le régime fiscal prévoit une fraction représentative des frais d’emploi, qui tient compte de dépenses liées au mandat et dont le traitement dépend de la situation de l’élu. Le prélèvement à la source, les autres revenus du foyer et les choix de cotisation peuvent aussi modifier le montant versé chaque mois.
Pour Claire, notre présidente fictive, une indemnité brute de 5 960,26 € ne permet donc pas, à elle seule, de calculer le net disponible. Le barème des indemnités répond à la question du montant légal brut ; la situation fiscale et sociale répond à celle du revenu réellement encaissé.
Plafond de rémunération et cumul des indemnités d’élu
Un président de région peut exercer certaines responsabilités dans des syndicats, des organismes ou des sociétés liés à l’action publique locale. Ces fonctions peuvent ouvrir droit à des sommes supplémentaires. Les indemnités président de région doivent alors être examinées avec les autres indemnités éventuelles, et non isolément.
L’article L. 4135-18 du code général des collectivités territoriales encadre le cumul : le total est limité à une fois et demie l’indemnité parlementaire de référence, après déduction des cotisations sociales obligatoires. La fraction qui dépasse ce plafond fait l’objet d’un écrêtement, c’est-à-dire qu’elle n’est pas conservée par l’élu et revient au budget de la personne publique concernée.
Les règles de non-cumul des mandats interdisent par ailleurs à un député ou à un sénateur de présider simultanément un conseil régional. D’autres fonctions locales ou représentations institutionnelles restent possibles dans le cadre légal, mais elles ne signifient pas que chaque indemnité puisse s’ajouter sans limite. La valeur du plafond évoluant avec la référence parlementaire, il faut la vérifier à la date concernée.
- Présidence régionale : indemnité fixée selon le barème légal, avec majoration éventuelle votée.
- Fonction annexe : indemnité possible selon l’organisme et la responsabilité exercée.
- Vérification du cumul : comparaison du total avec le plafond prévu par le code.
- Dépassement : écrêtement de la fraction excédentaire selon les règles applicables.
Le plafond de rémunération évite que plusieurs mandats indemnisés produisent un total sans limite. Le cumul déclaré doit donc être lu à la lumière des règles d’écrêtement.
Les règles de cumul expliquent pourquoi le total des fonctions exercées ne correspond pas toujours au montant finalement conservé. Les documents publics permettent de vérifier cette différence.
Comment vérifier les indemnités d’un président de région
Chaque région doit établir un état annuel, exprimé en euros, des indemnités de toute nature perçues par les élus qui siègent à son conseil. Prévu par l’article L. 4135-19-2-1 du code général des collectivités territoriales, cet état est communiqué aux conseillers avant le débat budgétaire. Il permet de dépasser le montant théorique du barème national.
Ce document peut recenser des sommes liées aux responsabilités exercées au sein de la région, mais aussi dans certains syndicats mixtes, pôles métropolitains, sociétés d’économie mixte locales ou sociétés publiques locales. Il donne ainsi des éléments pour repérer une indemnité de présidence, une majoration décidée localement et certaines fonctions complémentaires.
Pour une vérification claire, nous pouvons suivre cet ordre :
- Consulter la délibération sur les indemnités afin de connaître le montant attribué au président et l’existence éventuelle d’une majoration.
- Lire l’état annuel des indemnités pour repérer les sommes perçues au titre des autres responsabilités déclarées.
- Vérifier les règles de cumul et le plafond applicable à la période concernée.
- Distinguer indemnité et remboursement : les frais engagés pour le mandat ne constituent pas automatiquement une rémunération.
Les indemnités de frais couvrent, sous conditions, des dépenses de déplacement ou de séjour engagées pour assister aux réunions du conseil régional, de ses commissions ou d’instances où l’élu représente la collectivité. Le code les traite séparément de l’indemnité de fonction : un remboursement de frais justifié ne doit donc pas être confondu avec un complément de rémunération.
Un président qui réside hors de l’agglomération du chef-lieu régional peut aussi bénéficier, dans certaines conditions, d’un logement de fonction ou d’une indemnité de séjour encadrée. Le conseil régional en fixe les modalités par délibération. Ces avantages liés au mandat doivent être lus avec les règles qui les encadrent et ne se confondent pas avec le montant mensuel de référence.
Les documents de la collectivité apportent ainsi la réponse la plus précise : la délibération établit ce qui est attribué, tandis que l’état annuel rend visibles les indemnités déclarées au titre des responsabilités exercées.



